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Les noms de domaine (1) : deux mots d'histoire et de technique pure
Historiquement, le terme de domaine est apparu sur les préfigurations du réseau Internet. Il visait à répartir les acteurs présents en grands domaines d'activité. Le pragmatisme anglo-saxon fit le reste. On attribua rapidement quelques grands domaines pour les États-Unis. Lorsque Internet déborda des frontières des USA, on envisagea des domaines géographiques pour les autres pays du monde. Puis les domaines d'activité attribués aux USA furent ouverts pour les ressortissants des autres pays. C'est ainsi qu'aujourd'hui toute personne peut décider par exemple de déposer un nom de domaine sous le .com.
Les noms de domaine sont destinés à rendre intelligibles une adresse réseau qui se révélerait par ailleurs trop complexe pour être mémorisée (suite de chiffres). Le système des noms de domaine (Domain name system - DNS) obéit à une hiérarchisation qui va du nom de domaine de niveau supérieur (Top level domain - TLD) au nom de domaine proprement dit, jusqu'aux divers sous domaines.
Un nom de domaine se lit hiérarchiquement de droite à gauche : on lit d'abord la partie supérieure de l'adresse (exemple .com) avant de lire la partie centrale - qui sera l'objet de toutes les convoitises et de tous les litiges - pour terminer par les sous domaines, par exemple, le classique mais non indispensable www - pouvant être remplacé par toute autre appellation (exemple global : www.google.com ; exemple sans les www : fr.yahoo.com).
La gestion administrative des noms de domaine est également hiérarchique : c'est le gestionnaire du domaine supérieur qui est habilité à accepter - ou créer - les domaines de niveau inférieur. Ainsi, c'est l'AFNIC (Association française du nommage de l'Internet en coopération) qui gère le domaine .fr pour la France et qui donc accepte les sous-domaines génériques tels que .gouv .asso, etc. ; qui administre les dépôts de noms de domaine sous .fr. Le déposant d'un nom de domaine sous .fr (exemple : toto.fr) est à son tour maître du choix des sous-domaine de toto.fr : www.toto.fr ; actu.toto.fr etc.
Tout comme les noms abrégés (NAB) de notre Télétel national (tels que 3615 SNCF), les noms de domaine servent à traduire, en clair, les adresses des serveurs et des sites qui y sont hébergés, lesquelles s'expriment en numéros complexes - appelées adresses IP (Internet protocol) du nom du protocole à partir duquel ils sont élaborés, et constituées de 4 groupes de chiffres séparés par des points (ex. 192.145.23.54). Compte tenu du charme inhérent à ce genre de numéro et du grand attrait mnémotechnique qu'il représente, on a vite imaginé, dans le système Télétel comme sur Internet, des noms en clair. La correspondance est automatiquement établie entre le nom de domaine d'un site et son adresse IP par des bases de données présentes sur le réseau, sur des serveurs dédiés à cette reconnaissance, appelés bases DNS (Domain name server).
Avec le temps, deux systèmes de noms de domaine se sont développés dans le monde. Les génériques (gTLD), nés aux USA et les géographiques (country code - ccTLD) pour les applications et les sites des autres pays, jusqu'au jour où les TLD génériques ont été ouverts à l'international.
Ce sera l'objet de deux présentations ultérieures.
|cc| Didier Frochot — avril 2005
Voir aussi :
Les noms de domaine de l'Internet (introduction), Les noms de domaine génériques et Les noms de domaine géographiques.